Architecture Religieuse au Portugal
Cette émission de timbres fait partie du premier volume de l'ouvrage « Bref voyage à travers l'architecture religieuse au Portugal ». Entre souvenir et surprise, ce bref voyage, comme son nom l'indique, se concentre sur l'architecture, tout en dialoguant avec le contexte historique de chaque monument. Il ne s'agit pas d'une compilation exhaustive des monuments emblématiques – et ils sont si nombreux ! – mais plutôt d'une excursion jalonnée d'étapes incontournables à des moments clés de l'histoire.
On a sans doute perdu le compte de tous les temples disparus, qui ne subsistent que dans les mémoires. Il reste peu de traces dûment attestées des synagogues et des mosquées qui parsemaient autrefois le territoire du nord au sud. Abandonnées, détruites ou reconverties, certaines ont été transformées en lieux de culte ou en logements privés. Ce fut déjà le cas pour les temples romains et les basiliques paléochrétiennes, confirmant le vieil adage selon lequel l'histoire est écrite par les vainqueurs.
D'innombrables temples chrétiens ont été engloutis par le tourbillon du temps. Cependant, nombre des plus anciennes églises, ainsi que les monastères auxquels elles étaient souvent rattachées, subsistent encore aujourd'hui, alors que tout, ou presque, autour d'elles a changé. Pôles autour desquels se concentraient le développement urbain et les populations, ces maisons religieuses ont joué un rôle important dans l'implantation des populations et l'aménagement du territoire.
Elles ont résisté au passage des siècles, aux batailles, aux invasions, aux incendies et aux tremblements de terre. Elles ont résisté à la construction de voies ferrées, de routes, d'autoroutes, de tunnels et de viaducs qui ont sillonné le territoire et réduit les distances entre des régions autrefois isolées. Elles ont résisté à la croissance exponentielle des villes, des usines et des bâtiments, toujours plus nombreux et plus hauts, qui se sont développés autour d'elles. Certains isolés, d'autres intégrés à de plus vastes complexes religieux, chacun de ces édifices transmet un héritage vivant et dynamique qui inspire chaque jour de nouvelles lectures.
Construite autrefois par des hommes illettrés, la chapelle-dolmen de São Dinis, à Pavie, est l'un de ces lieux sacrés qui ont traversé les siècles. Elle a été transformée en temple catholique au XVIIe siècle, époque où la dévotion populaire était prédominante.
La structure en granit d'un ancien temple érigé en l'honneur de Carnus, divinité lusitanienne vénérée sous l'Empire romain, est encore clairement visible aujourd'hui dans le chœur de l'église Santana do Campo, à Arraiolos, construite au XVe siècle.
À quelques kilomètres de Dume, à Braga, la chapelle de São Frutuoso de Montélios, l'un des plus anciens édifices chrétiens documentés de la région du Minho, a été construite à la demande de l'évêque de Dume pour abriter son tombeau. À l'époque de sa construction, ce petit panthéon était adossé au monastère de São Salvador, lui-même construit sur ordre de São Frutuoso, pour y installer une petite communauté religieuse. Le monastère fut démoli au XVe siècle.
Forte d'une histoire complexe, quelque peu obscurcie par le temps, l'église mozarabe de São Pedro de Lourosa (commune d'Oliveira do Hospital) révèle un large éventail d'influences – asturiennes-léonaises, islamiques et mozarabes – toutes antérieures à l'an mille. Ayant subi de multiples interventions au fil des siècles, dont certaines ont suscité des controverses, ce temple basilique aurait été (re)construit en 912, selon la date inscrite sur une plaque de pierre à l'extérieur. Dans un petit village frontalier, autrefois l'importante cité romaine d'Egitânia, élevée au rang de siège de l'évêché entre les Ve et VIe siècles sous la tutelle des Souabes, se trouve la cathédrale d'Idanha-a-Velha. Les campagnes de travaux successives menées au fil des siècles ont approfondi le mystère entourant cet édifice, que les Templiers, arrivés à Idanha au XIIe siècle, qualifiaient de mosquée.
Dans la vallée de la Varosa, le monastère de São João de Tarouca fut la première maison mère cistercienne du Portugal. Son histoire remonte à 1140, lorsque le roi Afonso Henriques accorda une « carta de couto » (une charte accordant certains privilèges, dont des droits fonciers) à la communauté bénédictine qui y construisit un ermitage à la fin du XIe siècle. Cette communauté, comme beaucoup d'autres dispersées dans les territoires (re)conquis, rejoignit l'Ordre des Cisterciens.
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